05 décembre 2010

Pourquoi les jours n'ont pas cinquante douze heures ?

Bientôt deux ans depuis mes derniers écrits ici... l'envie ni l'inspiration ne manque... seulement le temps.. qui file très, trop vite.

Mon grand-père est parti, avec lui s'en est allée la dernière personne (barrière ?) de cette petite enfance protégée et insouciante que j'ai eue auprès de mes grands-parents. La tristesse est là... le vide qu'il laisse est immense, avec ce brin de nostalgie d'années heureuses surement parce que baignées par l'insouciance... Une chose reste, tout ce qu'il m'a transmis, sa foi en la nature, sa force tranquille, sa bienveillance réelle même si silencieuse...

Il me faut retourner au présent, ou de multiples projets me poussent vers l'avenir, à peine je me repose de deux années difficiles que je recommence la boulimie de projets, la multitude de choses a faire, laisser puis reprendre... ainsi je me sens vivre... 

Et au milieu de ce tourbillon, le bonheur avec ma famille, mes deux loustics ont grandi, ils sont beaux et magiques par leur présence et leur bousculade, ils continuent de bousculer nos certitudes et notre train-train :)

Je reviens, je veux prendre ce temps d'écrire, l'écriture libère...

Australe Hiver sous la neige :)

27 janvier 2009

Sexe et convenances

Le sexe, c'est maintenant une assertion que j'entends partout, doit être un partage, un moment de plaisir intense pour les deux partenaires (ou plus mais la je me cantonne à ce que je connais lol). La révolution sexuelle a été menée, la nudité s'expose, le sexe n'est plus tabou, et dans un couple c'est essentiel de bien s'entendre sexuellement...

Bon tout cela est bien joli, mais ce sont des assertions qui viennent de nulle part, quel bien fondé ? étude scientifique ? Rien n'étaye ces affirmations. Et si on marchait à coté de la plaque... si finalement le sexe bien sous tout rapport n'était qu'un jeu de pouvoir de plus ? ou encore si chaque personne s'inventait la sexualité qui lui va bien ? Et si cette sexualité n'était pas "convenable"... Dans une société ou tout est performance, plus cher, plus fort, plus haut, plus vite, plus joli, plus sexy, plus gradé, plus gâté... et les moins ? Pourquoi n'a t on pas le droit d'aimer ou pas le sexe ? de vouloir ou pas un soir une chose et l'autre soir pas ? De se laisser bousculer dans ses certitudes, sans aimer cela, juste pour faire plaisir a l'autre ? D'accepter de negocier sa sexualité, son corps ? De marchander sa vie, ses désirs ? De donner sans certitude de recevoir ? ou de recevoir sans pouvoir donner ?

Aimer un être, c'est aussi savoir faire don de soi, savoir s'abandonner.... et la dignité peut être présente dans cet abandon du moment. Oser se regarder dans un miroir et se dire que non décidément ce truc la me plait pas mais oui je veux bien lui donner, lui offrir... au risque de me perdre... mais je me perds deja un peu chaque fois que je m'eloigne de ce que je veux, ce que je suis...

Donner... sans attente, sans certitude, sans engagement, sans rien d'autre que le plaisir de donner...

Bon il est tard, ou tôt c'est selon... je ne suis pas sure que ces mots alignés signifient quelquechose, à moi ils me parlent lol

 

Souffrances du passé...démons de minuit

Je reviens après quelques mois de pause, pause pour le travail, les enfants, la famille...

Un boulot prenant et passionant m'a beaucoup demandé d'énergie ces dernières semaines, une famille avec des demandes à la mesure de ma moindre disponibilité... et un égo qui commence à crier.... à vouloir de l'air...

Mes émotions sont tellement enfouies et étouffées que je ne sais même pas si un jour je pourrai ouvrir de nouveau les vannes... J'ai le sentiment, la sensation que si je commence à pleurer je ne m'arrêterai jamais... un puit sans fond...

D'aucuns y verront une dépression ? un passage à vide ? Moi je vois lassitude et prison... je suis fatiguée de prendre sur moi, de faire tampon, de toujours devoir justifier, expliquer mes avis, mes choix... je suis murée dans la prison que mon éducation a dressée... enfermée dans cet isolement, ce conditionnement de la société, condamnée à crier en silence sans qu'aucun son ne sorte de ma bouche...

Qui suis je donc pour que l'on me manque de respect et que je ne puisse réagir ? Comment un être humain peut en blesser un autre, sans avoir à aucun moment conscience des souffrances occasionnées ou ravivées ? Comment peut on se fermer les yeux, se mettre des oeillères à ce point là.... oui je sais, on me répond que c'est de ma faute, si je ne réagis pas la personne ne peut pas comprendre son erreur, son égarement.... mais serais-je donc la seule à faire attention aux signes de l'autre, aux messages corporels, faciaux que l'autre me renvoit quand je mets le bout du pied dans son espace vital ? quand je commence à empiéter son intimité ?

Le viol, la raclée, le meurtre sont souvent associés à des maladies mentales, on utilise d'ailleurs le terme de "détraqué"... mais quand l'enfance n'a pas baigné dans l'horreur, quand elle a juste été bercée par une façon de faire que certains qualifient d'éducation et d'autres dont je fais partie de violence éducative ordinaire... l'adulte peut il regarder derrière lui et voir les raisons de ses agissements ses pulsions ? Ou bien ? Cela signifie que c'est trop dur ? AUssi douloureux que celui qui a été battu, torturé par la faim, violé etc ?

Le chemin de la veo serait il le lit de la violence ? La violence non visible serait elle aussi pire que celle du corps ? La violence de l'esprit perturberait elle l'homme au point qu'il oublie qui il est ?

 

Réflexions d'un soir.... d'une nuit.... quand l'espoir s'amenuise de croire en la "bonne nature humaine"...

A ce propos un livre vient de paraître, Olivier Maurel vient de publier son dernier livre "Oui la nature humaine est bonne !"... tout un programme.... je vais me l'acheter !

 

L'australienne va aller dormir... il est 4h25 du matin, tout est calme, le silence symbole de la vie qui dort....